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22 choses à manger en Angleterre pour passer pour un vrai British

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Si vous n’avez jamais vécu au Royaume-Uni et que je vous demandais quelles sont les spécialités culinaires préférées des britanniques, il y a fort à parier que vous me parleriez des Fish & Chips, du jelly et des scones. Fair enough, comme diraient les Anglais, il s’agit en effet de classiques, et c’est exactement ce que j’aurais répondu moi-même il y a quelques années, avant de partir vivre chez les British, et même d’en épouser un.

Seulement voilà, les choses ne sont pas si simples. Le reste du monde a beau se moquer de la nourriture britannique (ne faites pas l’innocent, je sais bien que cela vous arrive régulièrement !), il existe en fait une multitude de spécialités culinaires à connaître pour comprendre le menu au restaurant, une discussion entre deux collègues anglais ou, encore plus important, faire honneur à la cuisine des beaux-parents la première fois que vous irez dîner dans la famille de votre nouvelle moitié britannique. Certaines de ces spécialités sont franchement bonnes, j’ai mes favorites (#JacketPotatoes), d’autres sont moins à mon goût, mais bonnes à connaître quand même. Dans tous les cas, faites très attention si vous osez critiquer ouvertement l’un des mets listés dans cet article : nous parlons ici de véritables institutions !

J’en oublie ? Ajoutez-les en commentaire !


1. Hot cross buns

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En voilà, une bien belle tradition anglaise ! Je me souviendrai toujours du moment où j’ai découvert les Hot Cross Buns, ces petits pains ronds ornés d’une croix blanche qui se mangent aux alentours de Pâques. Servis chauds, avec du beurre et une cup of tea, ils contiennent souvent des épices, des raisins secs ou des fruits confits. On ne les trouve qu’à Pâques, alors ne passez pas à côté !

2. Yorkshire pudding

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Le Yorkshire Pudding est un genre de petit soufflé cuit au four, avec un trou au milieu où l’on verse une généreuse quantité de gravy, le tout servi avec le rôti du dimanche. Il sont si populaires que c’est à se demander lequel du Yorkshire pudding ou du rôti a le rôle principal à la table dominicale. Un restaurant de York les vend en wrap et à emporter, et les Anglais font la queue pendant une heure pour y goûter… Ce n’est pas une intox, la preuve ici. Du sérieux, je vous dis !

3. Toad in the hole

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Le toad in the hole, littéralement « le crapaud dans le trou » (quel nom !), est un genre de gratin composé de saucisses cuites au four dans une pâte similaire à celle du Yorkshire pudding. Il est habituellement servi avec des légume, de la purée et du gravy !

4. Pimms

Ah, le Pimms ! Que seraient les courtes soirées d’été frisquettes sans un bon verre de Pimms, boisson phare de Wimbledon, que l’on agrémente de fruits frais coupés en morceaux ? Un peu comme le Pastis en France, on ne boit pas le Pimms pur, mais on le dilue à la limonade. Vous entendrez souvent les Anglais dire “It’s Pimms o’clock”, “C’est l’heure du Pimms”, le slogan de la marque. Mot de la fin : le Pimms est délicieux, mais traître. C’est plus fort que ça n’en a l’air, et deux ou trois verres de Pimms peuvent avoir un effet surprenant. Je n’en dis pas plus, à essayer !

5. Bubble and squeak

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Ce nom vous donne des petits frissons de plaisir, non ? Adorable ! Et en plus, c’est très bon. A l’origine une manière de réutiliser les restes du repas de Noël ou du Sunday Roast en mélangeant les left-overs de pommes de terres et de légumes en concoctant un genre de galette cuite à la poêle, on peut maintenant trouver du Bubble and Squeak au menu des restaurants, servis un peu à la manière de röstis. Rien que pour le plaisir de pouvoir prononcer ces mots avec le plus grand sérieux du monde à un serveur de gastro pub, ça vaut le coup d’essayer.

6. Cornish pasty

Des chaussons à la viande en forme de demie lune, originaires de Cornouailles. Il existe même des chaînes qui vendent des pasties dans les gares ou dans les centres-villes. Un peu l’équivalent des Brioches Dorées en France ! Ils sont fourrés aux légumes, au boeuf, au poulet ou aux pommes de terres. Un délice.

7. Sticky toffee pudding

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Les Anglais sont toujours très excités de découvrir du Sticky Toffee Pudding au menu (un peu comme les Français avec les Profiteroles, ou c’est seulement moi ?). J’ai du mal à partager cet engouement, car je peine à identifier la saveur principale de ce dessert (un goût de sucre principalement), mais c’est certainement parce qu’il faut être tombé dedans étant petit ! Mais le voici, le voilà, le Sticky Toffee Pudding est un genre de génoise (sponge cake, un autre classique British), tout collant de sauce au toffee, un genre de caramel anglais (mais qui n’est pas du caramel puisqu’il est cuisiné à base de beurre !). Et un peu de custard (crème anglaise) ou glace à la vanille en accompagnement. Enjoy.

8. Marmite

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“Marmite : love or hate it”. Le slogan de la marque elle-même est que soit vous détestez, soit vous adorez. Je vous confirme que la Grande-Bretagne est coupée en deux lorsqu’il s’agit de Marmite. Vous avez ceux qui en tartinent gaiement leurs toasts au petit-déjeuner avec un sourir béat, et ceux qui se bouchent le nez rien qu’en voyant le pot au loin dans un rayon de supermarché (je vous laisse deviner dans quelle catégorie je me trouve ?). Comment vous décrire ce mets si controversé ? Un genre de pâte à tartiner salée qui sent très, très fort la viande, le pâté, ou encore la saucisse de Morteau. Le Nutella du carnivore, sauf qu’en fait, ce produit est totalement végétarien… Vraiment étrange, mais à essayer au moins une fois !

9. White wine spritzer

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Ma tête le jour où j’ai vu quelqu’un commander un white wine spritzer au pub, petite française fraîchement débarquée sur le sol britannique ! Mélanger du vin blanc à de l’eau gazeuse ou à de la limonade avec des glaçons, what ?! Un chouchou de ces dames, qui sirotent cette boisson avec entrain, surtout pendant les mois d’été. Ce n’est pas complètement britannique puisque cela se fait dans d’autres pays du monde, mais cette boisson reste un grand classique des soirées au pub. C’est assez bon, je dois l’admettre !

10. English breakfast tea

Pas vraiment la peine de proposer un sachet de votre collection impressionnante d’Earl Grey, Rooibos ou thé rouge, les Anglais, le plus souvent, vous demanderont une tasse d’English Breakfast Tea, ou Builder’s Tea (le thé servi aux ouvriers). J’ai cru remarqué que les Français ou les Allemands sont bien plus friands de grandes variétés de thé que les Anglais, qui aiment globalement leur English Breakfast, du moins au quotidien. J’ai appris à remballer mes thés Mariage Frères et autres excentricités, et j’ai toujours une boite d’English Breakfast pour mes invités, souvent servi avec un nuage de lait, ce qui donne un breuvage de couleur beige (photo ci-dessous). Une idée qui est bien réelle cependant : les britanniques sont complètement fans de thé, avec 165 millions de tasses bues chaque jour au Royaume-Uni. Elles rythment la vie au bureau, entre autres.

11. Shepherd’s pie

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C’est le hachis parmentier britannique. Exactement la même idée, avec une nuance à connaître tout de même : la Shepherd’s Pie est un hachis à l’agneau, tandis que la Cottage Pie est au boeuf. Deux noms indispensables à connaître pour décrypter le menu du pub !

12. Beans on toast

Les fameux haricots Heinz (haricots blancs en conserve dans une sauce tomate) sur des toasts, souvent avec du fromage râpé pour couronner le tout. Un grand classique pour un repas rapide, sur le pouce, pour les étudiants, mais pas que ! Il existe aussi la variante du Cheese on toast : du fromage fondu grillé au four sur des toast. Globalement, en Angleterre, on peut empiler tout ce que l’on aime sur des toasts (oeurfs, avocat, fruits, bacon, sirop d’érable, j’en passe et des meilleures) et tah dah : le dîner est servi !

13. Jacket potatoes

Je suis persuadée que les murs du paradis sont tapissés de jacket potatoes dégoulinantes de fromage fondu. Vous ne m’enlèverez pas cette image de la tête ! Une idée toute simple, littéralement une “pomme de terre avec une veste”, mais redoutable d’efficacité, surtout pendant les longs mois d’hiver. On met une grosse pomme de terre au four (les supermarchés anglais vendent des pommes de terres spéciales “jacket”), on laisse cuir une heure et demie environ, puis on la garnie, au choix, de fromage fondu, de thon, de jambon, de chili, ou autre. Soyez créatifs ! J’en rêve la nuit…

14. Bangers & mash

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Saucisses et purée, avec du gravy pour recouvrir le tout, mash étant la purée, et bangers les saucisses ! Un grand classique dans tous les pubs du pays, parfois servi en version sophistiquée (saucisse de sanglier ou de cerf), ou végétarienne. Il y en a pour tous les goûts.

15. Sausage roll

Sorte de chausson fourré à la saucisse, souvent excellent, surtout si acheté chez le boucher du coin. On ne plaisante pas avec les sausages rolls, un vrai classique anglais, qui doit être servi chaud et moelleux, et pas autrement.

16. Jagerbomb

C’est la Gabrielle de 25 ans, toujours en mode “vie étudiante” lors de son premier job à Londres, qui a découvert cette boisson qui frappe très fort, il y a de cela quelques années. Les personnes respectables qui liront cet article ne connaitront sans doute pas, grand bien leur fasse ! Le Jagerbomb est une liqueur allemande à base de plantes dont les étudiants britanniques raffolent, et qui se boit dans un shot, immergé lui-même dans une verre de RedBull. Atroce et terrible pour la gueule de bois, mais tous les British qui aiment faire la fête vous parlerons de cette soirée trop arrosée aux Jagerbombs… Un vocabulaire qui est donc indispensable. Quand vous voyez vos amis ou collègues commander ces shots au pub, c’est le moment de prendre une décision : continuer la soirée ou fuir, et vite !

17. Scotch egg

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L’une de mes plus grandes surprises culinaires en Angleterre. Le scotch egg est une boule panée fourrée à la farce et comprenant un oeuf dur en son centre. Absolument étrange lorsqu’on les découvre pour la première fois (et aussi toutes les fois après ça, en fait), mais un grand classique des pique-niques britanniques. Il s’achète même en barquette au supermarché du coin, à manger sur le pouce, pour les amateurs. Un peu trop bizarre pour moi, mais vous ne pourrez pas passez à côté si vous vivez au Royaume-Uni.

18. Mince pies

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Contrairement à ce que leur nom pourrait laisser penser, les mince pies ne sont pas des tartelettes à la viande, mais des tartelettes de Noël sucrées, fourrées aux fruits secs et aux épices, recouvertes d’une pâte feuilletée de type “shortbread”, ou sablée. Elle se vendent en paquet de 6 dans tous les supermarchés du pays, et sont à consommer sans modération chaque mois de décembre (mais apparaissent dans les magasins dès octobre…). Ma famille en raffole, et j’en ramène toujours une boite en Eurostar quand je rentre pour Noël ! Succès garanti.

19. Christmas pudding

Gâteau de Noël constitué d’une pâte de fruits secs et d’épices, qui, en substance, a exactement le même goût que les mince pies, mais sans pâte feuilletée autours. Il peut s’acheter en supermarché, ou se préparer souvent des mois à l’avance, à la maison, petit rituel annuel que pas mal d’Anglais observent. Un grand classique britannique de Noël, même si je ne peux pas dire que j’attende vraiment le Christmas Pudding avec impatience chaque année… ! Mais ce mot est sur toutes les lèvres du Royaume-Uni pendant les fêtes de fin d’année, donc indispensable à connaître.

20. Sunday roast

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THE institution britannique s’il en est ! Le Sunday Roast est le repas du dimanche, qui se déguste au pub ou en famille, et qui se doit de comprendre les 4 éléments suivants : une viande rôtie (poulet, boeuf, porc ou agneau, au choix), légumes, Yorkshire pudding et gravy.

21. Ginger Ale

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La Ginger Ale, comme son nom ne l’indique pas, est non alcoolisée. Il s’agit d’une boisson gazeuse aromatisée au gingembre, utilisée dans la composition de nombreux cocktails, mélangée à des alcools ou des jus de fruits. Un must à essayer dans un Gin & Tonic, pour remplacer le Schweppes, qui produit d’ailleurs une gamme de Ginger Ale en Angleterre. Très bon seul également, avec quelques glaçons et une tranche de citron vert !

22. Les “pies”

Les “pies” figurent sur tous les menus de tous les pubs du pays. Impossible d’y échapper ! Ces tourtes salées farcies d’un genre de ragout sont souvent dégustées avec de la purée et des légumes, et se déclinent dans toutes les saveurs : steak and ale (boeuf et bière, la plus connue), chicken, mushrooms, et plus encore. Un plat qu’on apprécie beaucoup au pub du coin après une marche hivernale !


Un projet de vie expat ou un changement de vie professionelle en vue ? Je suis disponible pour vous aider dans votre projet de vie à l’étranger, quel qu’il soit, et propose des séances d’aide et de discussion par Skype. Je propose également des cours d’apprentissage de l’Anglais de tous les jours, ou relatif à votre domaine professionnel. Pour en savoir plus, rendez-vous sur ma page de contact !

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Vivre en Angleterre

Aucun pays n’est parfait, mais s’immerger dans une autre culture sur le long terme veut toujours dire découvrir des choses qui nous plaisent, parfois même plus que dans notre pays d’origine. D’autres manières de vivre, de penser, de manger, de déclarer ses impôts ou même de prendre les transports en commun ! Après plusieurs années passées en Angleterre, j’ai appris à préférer certains traits de la British way of life, et à être nostalgique de certaines choses en France, grandes ou petites.

Certains des points mentionnés ci-dessous vous étonneront peut-être, d’autres pas, mais tous sont le fruit d’une expérience personnelle, la mienne. Une liste dressée surtout sur le ton de l’humour mais pas seulement, et qui met en avant certains éléments importants de la culture anglaise, parfois à contre-courant de ce que j’aurais imaginé avant de venir vivre en Angleterre.

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Vivre en Angleterre

Faire la queue

On ne peut pas enlever ça aux Anglais : ils savent comment faire la queue (queuing, en Anglais). A l’arrêt de bus, dans les magasins, sur le quai du métro, en vacances ou en se rendant au travail : les files d’attentes sont toujours parfaitement ordonnées, et se forment de manière spontanée dans toute situation qui impliquent plus d’une personne dans un espace public. Et gare à vous si vous pensiez doubler…

Le lait

L’une des choses qui rend toujours les Anglais tristes quand ils sont à l’étranger : devoir boire du lait en brique. Ici, le lait s’achète frais, directement dans les rayons réfrigérés des supermarchés. Et c’est vrai, après quelques années, je ne peux que l’admettre : le lait frais Anglais est vraiment bon.

Les impôts

Au Royaume-Uni, pas de déclaration d’impôts : ils sont prélevés à la source et une fois par an, le trésor public vous envoie un chèque créditeur si vous avez payé trop d’impôts. Pas de paperasse, pas de mauvaise surprise, le système fonctionne bien !

Les musées gratuits

Imaginez le Louvre, le Musée d’Orsay ou le centre Pompidou gratuits, 365 jours par an. Je ne me lasse pas de visiter tous les musée Anglais gratuitement, aussi grands et prestigieux soient-ils. Il existe un système de donation optionnel, où le visiteur donne ce qu’il peut / veut, ce qui signifie que ceux qui ont des moyens plus restreints peuvent se rendre dans les plus beaux musées du pays, sans avoir à payer un seul centime, grâce aux donations des autres visiteurs. L’accès à la culture pour tous, le vrai ? A noter : seules les collections permanentes sont gratuites. Les expositions temporaires sont elles, la plupart du temps, payantes.

Boots

Les Anglais se moquent de moi à chaque fois que je leur dis que j’aime Boots, mais j’adore cette chaîne de magasins : à la fois pharmacie, parapharmacie et magasin de cosmétiques, on y trouve tout au même endroit, des premiers prix aux produits hauts de gamme. Et la carte de fidélité, gratuite, est la meilleure que je connaisse. Je reste fan.

Les bus

Les bus à double étage (double decker buses) sont quand même d’une classe folle. J’adore être assise en haut et voir ce qui se passe dans la rue, comme depuis un perchoir.

La culture d’entreprise

J’aime le fait qu’en Angleterre, les hiérarchies se font moins sentir qu’en France. Pas de “Bonjour Madame Dupont” pompeux pour commencer les emails de travail (même destinés à votre supérieur ou à un client que vous n’avez jamais rencontré de votre vie). Les gens s’appellent par leur prénom, vont au pub ensemble le vendredi soir (du directeur au stagiaire) et sont plus libres sur la manière de s’habiller. Le PDG de ma première entreprise londonienne venait au travail en short et tongues l’été, et les performances de l’entreprise n’ont pas chutées. Un vrai miracle.

La télévision

Selon moi, un gros plus de la culture populaire anglaise : les programmes télé sont très bons, qu’il s’agisse de divertissements, de documentaires, des chaînes d’information ou de séries télévisées (Skins, Fresh Meat, Peep Show, The Office, House of Cards… La liste est longue !). Globalement, je trouve le niveau plus élevé, et j’aime surtout leur capacité à traiter de sujets sérieux avec moins de tabous et plus d’humour, et de manière moins ”poussiéreuse” qu’à la télévision française.

Les prêts étudiants

Il s’agit de prêts d’état (pas de banques privées, comme en France), que les étudiants ne commencent à rembourser que lorsqu’ils ont trouvé un emploi. Peu importe si cela leur prend plusieurs années après l’obtention de leur diplôme, l’état ne fixe pas de date limite pour commencer à rembourser. L’argent est pris directement à la source sur le salaire mensuel, et la somme à rembourser est calculée au prorata du salaire de l’employé. Les personnes gagnant un salaire inférieur à 21,000£ par an ne remboursent rien, et si l’on gagne soudainement moins (reconversion professionnelle par exemple), on rembourse moins. Si une personne perd son emploi ou décide de démissionner, l’état arrête les prélèvements immédiatement, et ce aussi longtemps qu’il faut à la personne pour retrouver un emploi. Simple, humain et logique. Bien entendu, les études supérieures publiques coûtent moins chères en France, mais c’est un point que j’aborde plus loin (et de nombreuses écoles privées en France coûtent aussi chères, voir plus, qu’en Angleterre). Un système aux antipodes des prêts étudiants français, qui étouffent les jeunes et me mettent très en colère.

Les pubs

J’adore l’atmosphère chaleureuse des pubs, et le fait que l’ambiance y est tout le temps informelle et change du tout au tout en fonction du moment de la semaine où vous vous y rendez. Le vendredi, c’est plutôt les weekly drinks entre collègues ou entre amis. Mais si vous êtes déjà allés dans un pub de quartier un dimanche, vous aurez sans doute remarqué que toutes les générations s’y retrouvent. L’ambiance y est familiale, et tout le monde y est le bienvenue. On peut y rester des heures, on ne vous chassera pas pour libérer la table entre deux services.

Louer un logement

Louer un logement en France relève du parcours du combattant, et demande des locataires des niveaux de garantie que l’on ne trouve pratiquement dans aucun autre pays au monde (je travaille comme consultante pour un fournisseur européen de logements étudiants qui a fermé le marché français pour cause de régulations trop strictes, qui bloquent l’accès au logement à une trop grande partie de la population). Gagner au moins 4 fois le montant de son loyer, des garants, des mois de loyer d’avance, des cautions qui n’en finissent pas d’augmenter… En Angleterre, le marché est beaucoup plus fluide (il protège moins le locataire, c’est vrai, mais incite les propriétaires à baisser les garanties exigées, ce qui permet à plus de personnes de trouver un logement), et je n’ai jamais mis plus de quelques jours à trouver un appartement, où je voulais. Le fameux dossier à la française n’existe pas pour louer un logement en Angleterre (ou il est extrêmement simplifié).

Le métro

Le tube londonien est propre, sûr, et fonctionne globalement mieux que le métro parisien. Je ne me suis jamais faite agressée par des pervers en 4 ans de trajets quotidiens. Les femmes qui prennent le métro à Paris sauront de quoi je parle. Par contre, cela a un prix : il coûte environ 40% plus cher pour un abonnement mensuel (mais il couvre aussi beaucoup plus de territoire, Londres étant géographiquement 10 fois plus grande que Paris).

Les régimes alimentaires

Les vegans, végétariens ou autres personnes avec des allergies alimentaires vivent globalement plus confortablement en Angleterre. Les aliments vendus en grandes surfaces sont clairement étiquetés “Gluten Free”, “Suitable for Vegans”, et les restaurants sont habitués à adapter leur menu dans ce sens. Il paraît que cette ouverture d’esprit viendrait, entre autre, d’une particularité génétique : la population d’origine irlandaise est très présente au Royaume-Uni, et les gènes irlandais sont enclins à développer des allergies alimentaires, notamment au gluten, à cause de plusieurs siècles d’un régime peu varié principalement à base de pommes de terre, ce qui aurait rendu les populations intolérantes au blé.

Le service client

L’accueil dans les magasins britanniques est globalement meilleur, de même que les échanges ou remboursements d’articles, qui ne sont jamais un problème. On fait rarement la queue plus de quelques minutes puisque dès que la file d’attente s’allonge, un autre employé est appelé à la rescousse pour ouvrir une caisse supplémentaire, même dans les petits supermarchés de quartier.

La bière

En France nous avons le vin, mais les Anglais ont la bière ! Le choix disponible est impressionnant et les bières artisanales (IPA par exemple) fleurissent aux quatre coins du pays. La bière est une telle institution en Angleterre qu’elle est également peu chère, même dans les pubs en plein Covent Garden, on peut boire une pinte pour 3£ ou 4£ (ça change des pintes à 10€ des Grands Boulevards).

Le choix des études

Les Anglais sont plus ouverts d’esprit en ce qui concerne les filières d’études en général. La suprématie des maths n’existe pas, ni le cloisonnement des bacs L, S et ES, et il n’est pas plus prestigieux d’étudier les sciences que les langues ou la littérature. Les étudiants en histoire, sciences humaines et sociales ou en zoologie trouvent de très bons postes en entreprise (je connais ces personnes dans la vie réelle, et elles ne sont en rien des cas isolés), et font de belles carrières dans le privé, si c’est ce qu’ils désirent. Mes deux Masters, en sociologie et en relations internationales, qui ne valaient rien en France sur le marché du travail, se sont soldés à Londres par un emploi en marketing qui me passionnait moins de 24h après avoir posé le pied sur le territoire britannique, en CDI, et avec un responsable qui pensait que mon diplôme en sciences humaines était un atout. Sans aucune exagération (je le jure), c’est littéralement ce qui m’est arrivé. Je raconte d’ailleurs cet épisode de mon entretien d’embauche dans l’un de mes récits de voyage intitulé “Working Girl“. La suprématie des études scientifiques et la voie royale des écoles de commerce sont une norme culturelle française, qui n’est pas valable en dehors de nos frontières. Expliquer la domination du bac S (et son concept même) et des écoles de commerce dans l’ancien pays des Lumières à un Anglais, et vous verrez bien sa réaction. Vous pensez que la réaction des Anglais n’est qu’une exception ? La Finlande, dont le système éducatif est officiellement l’un des meilleurs au monde, vient d’annoncer qu’elle supprimait toutes les matières scolaires de son programme. Ca fait réfléchir.

Les cuisines du monde

Les britanniques sont friands de cuisines “exotiques” (comprenez non-anglaises), bien au-delà des cuisines italiennes, indiennes ou françaises (dont ils raffolent également). Des chaînes abordables ouvrent partout pour proposer de la cuisine mexicaine, turque, japonaise, chinoise, libanaise et plus encore. Il est plus facile, je trouve, de manger une “cuisine du monde” grand public, abordable et savoureuse.

Les crackers

Très bons avec le fromage, la variété de crackers proposés au Royaume-Uni est impressionnante, et ils sont souvent délicieux, avec de nombreuses saveurs intéressantes. Ils sont une alternative plus légère au pain (j’espère que je ne viens pas de perdre ma nationalité française en écrivant ces mots ? J’aime toujours la baguette, mais j’aime AUSSI les crackers !).

Leur capitale

J’aime Paris, mais vraiment, Londres est une ville incroyable, qui respire la joie de vivre et l’avant-gardisme (c’était du moins le cas pré-Brexit). Je trouve Londres plus sûre, propre et dynamique que Paris. Détail intéressant : l’un de mes oncles Anglais qui vivait à Londres dans les années 70 m’a appris récemment qu’à l’époque, la réputation des deux villes était inversée. Paris était la capitale belle et branchée, tandis que Londres avait la réputation d’être sale et dangereuse. Les temps changent !

La campagne

C’est peut-être seulement une question d’être meilleur en marketing, et donc de savoir mieux “vendre” leurs pâturages, mais la campagne anglaise (English countryside) est réputée dans le monde entier. Les séries télévisées du type Miss Marple, Downton Abbey ou les romans d’Agatha Christie y sont également certainement pour quelque chose.


20 choses que les Français font mieux que les Anglais

Vivre en Angleterre

La moutarde

La moutarde de Dijon sera, pour moi, toujours la meilleure. Je n’ai jamais pu me faire à la moutarde jaune fluo anglaise. Je passe mon tour.

L’enseignement supérieur public et (presque) gratuit

Si l’enseignement supérieur privé est hors de prix dans les deux pays, les universités publiques françaises, elles, ne coûtent que quelques centaines d’euros par an en frais d’inscription, ce qui rend les Anglais très envieux lorsqu’ils apprennent cela. Depuis la réforme de l’éducation opérée en 2011, ils doivent payer 9,000£ par année académique (au lieu de 3,000£ avant cela, sacrée augmentation), et ce quelle que soit l’université en question ou la discipline étudiée. Imaginez la taille du prêt étudiant moyen pour ceux qui souhaitent faire un Master (fort heureusement pour eux, comme discuté plus haut, le système des prêts étudiants est bien meilleur en Angleterre qu’en France).

Les repas

Les Anglais sont les rois du repas avalé en 20 minutes (surtout le midi) en marchant dans la rue ou vissés devant leur écran d’ordinateur. J’aime bien la tradition, plus courante en France, de s’asseoir pour prendre le temps d’un bon repas. Globalement, les Français prennent plus le temps de manger, quelque soit le repas de la journée.

L’égalité

Le Royaume Uni est un pays démocratique, mais pas avec une république : avec une monarchie, un symbole que j’ai du mal à accepter car il remet en cause l’égalité de tous les citoyens. A ceux qui sortent du chapeau l’argument économique que la famille royale rapporte en tourisme plus qu’elle ne coûte au pays, sachez que c’est un mythe : elle coûte en fait 3 fois plus que ce qu’elle génère. Versailles, le Louvre ou les châteaux de la Loire attirent chaque année des millions de touristes, ce qui signifie que les simples vestiges de la monarchie suffisent à générer du profit… sans imposer aux citoyens un symbole profond d’injustice, totalement désuet au 21ème siècle.

La culture de l’alcool

J’ai assisté, en Angleterre, à des scènes franchement choquantes, d’Anglais complètement saouls en public, hommes ou femmes. J’ai souvent vu des femmes pleurer dans la rue et vomir à 4 pattes sur le trottoir à 23h, la mini jupe remontée jusqu’au nombril, et, un classique, des couples s’insulter en titubant. Chaque Christmas Party à laquelle je suis allée a dégénéré à un moment ou à un autre, avec des employés hurlant des horreurs à leurs responsables ou tripotant leurs collègues de travail. Ces choses-là peuvent arriver partout, mais j’ai l’impression qu’en Angleterre, elles sont socialement plus acceptées et font, en quelque sorte, partie de la fête.

Les trains

Je parle ici des trains longue distance, pas des trains de banlieue. Pardon my French, mais prendre le train en Angleterre est un bordel sans nom. A chaque fois, j’assiste à un drame, à des disputes entre passagers pour savoir qui a volé le siège réservé de qui. C’est la situation du quotidien où j’ai vu le plus d’Anglais perdre leur sang-froid, eux qui ont la réputation d’être si polis. On ne manque pas de ressentir que les trains sont privatisés : les infrastructures datent, il y a donc constamment des erreurs d’affichage sur les réservations, et très souvent une panne générale de l’affichage, avec 500 voyageurs et leurs grosses valises qui se retrouvent avec un numéro de siège qui ne vaut rien. Dans ces cas-là, c’est chacun pour soi, et dieu pour tous.  Les compagnies de train vendent sans cesse bien plus de sièges qu’il n’en existent dans une rame. Vous pouvez donc facilement faire l’équivalent d’un Paris-Marseille assis par terre alors que vous avez payé 150£ pour votre billet. A noter, ce qui relève quasiment de l’exploit au 21ème siècle, qu’il est impossible d’imprimer vos billets de train de chez-vous : il faut les imprimer en gare à une borne (et parfois faire la queue 20 minutes aux 2 machines sur 5 qui fonctionnent – heureusement, vous l’aurez lu plus haut, que les Anglais savent faire la queue comme des chefs), ou payer pour se les faire livrer chez-soi par courrier.

Le prix des transports en commun

Si vous trouvez que votre abonnement mensuel est cher, pensez à ce que payent les Anglais, surtout les londoniens : 150£ par mois pour 2 zones (sur 9). Les personnes vivant en zone 7 à 9 payent jusqu’à 400£ de transports en commun par mois. Les trains grandes lignes sont eux aussi globalement plus chers en Angleterre qu’en France.

Le fromage

J’aime beaucoup le fromage anglais, mais la France possède un éventail de fromages beaucoup plus varié, avec d’interminables variations autour d’un même fromage (pensez simplement à la variété de fromages de chèvre disponibles!).

Le vin

Comme pour le fromage, la variété de vin que l’on trouve au sein de la production française est remarquable, et surtout, puisqu’il s’agit d’un produit “local”, il y est beaucoup moins cher qu’en Angleterre. Outre Manche, il est difficile de trouver une bouteille correcte à moins de 7£ ou 8£.

La santé

La NHS, le service de santé publique en Angleterre, est bon, puisqu’une fois inscrit dans votre cabinet médical de rattachement, vous n’avez pas à débourser un centime pour voir un médecin. Aussi, pour toute maladie grave ou nécessitant une intervention chirurgicale, vous serez traité rapidement et gratuitement. Par contre, réussir à prendre rendez-vous avec un simple généraliste relève du parcours du combattant. Il faut parfois attendre 10 jours pour un rendez-vous de routine, ou bien essayer de décrocher un rendez-vous d’urgence le matin même, mais très souvent, cela s’avère impossible. De plus, les médecins Anglais sont très réticents à prescrire quoi que ce soit en dehors du paracétamol et des anti douleurs, ce qui est bien pour limiter l’addiction aux antibiotiques, mais peut aussi vite devenir complètement contre productif. On se retrouve souvent à traîner une grippe pendant 3 semaines ou à développer des sur-infections à cause d’un généraliste refusant de prescrire quoi que ce soit. Aussi, les généralistes britanniques ne donnent presque jamais d’arrêts maladie. A vous de vous débattre avec votre employeur si vous avez 40° de fièvre et ne pouvez pas venir au travail (oui, même dans ces cas-là, le généraliste ne vous arrêtera pas, mais vous dira de rester chez vous).

Les restos en terrasse

Pour moi, l’essence du mode de vie à la française : prendre un verre avec des amis en terrasse d’un café, et discuter de tout et de rien. Le mieux : lorsque les soirées d’été sont chaudes, et que l’on dîne à la lumière des lampadaires, à l’extérieur.

Les yaourts

Les rayons yaourts des supermarchés français regorgent de centaines de produits différents, ce que je n’ai remarqué qu’après avoir déménagé en Angleterre, et que j’ai trouvé les yaourts bien tristounets.

Les pâtisseries

J’ai tendance à trouver les gâteaux anglais très sucrés, peu savoureux et plein de colorants artificiels, ou fourrés à la crême, quelque soit le parfum. A l’inverse, j’aime beaucoup la variété des pâtisseries françaises : babas au rhum, mille-feuilles, macarons ou religieuses… Ils sont tous différents, mais tous délicieux !

La purée mousseline

Les Anglais raffolent des mashed potatoes, la purée maison qu’ils consomment souvent avec des saucisses, plat traditionnel à consommer au pub qu’ils appellent “Bangers & Mash”. Mais je préfère la purée “à la française”, plus veloutée et douce. J’en mets toujours un paquet dans mon chariot à mon retour en France, ce qui fait rarement l’unanimité auprès de mes amis et de ma famille, qui désapprouvent mon péché mignon pour la purée Mousseline. Peu importe, je persévère.

Les congés payés

Le nombre minimum de congés payés en Angleterre est de 20 jours par an, soit 4 semaines. Beaucoup d’employeurs en offrent entre 21 et 24 à l’embauche, avec parfois un jour supplémentaire à gagner avec chaque année d’ancienneté (avec un plafond tout de même , généralement compris entre 25 et 28 jours). Il a été prouvé que plus de vacances signifie une meilleure productivité en général, et même si les Anglais se moquent souvent des français qui sont “toujours en vacances”, il paraîtrait que nous sommes plus productifs au travail, malgré le nombre plus élevé de congés… Alors pourquoi s’en priver !

Les éponges

Je ne vais pas commencer un débat, mais je tenais à le signaler : les éponges anglaises ne sont pas de la même qualité. A chaque passage en France, j’achète mon lot de Spontex, et j’assume ma honte à la douane.

Picard

Picard n’a pas son égal, et Iceland, l’équivalent anglais, est plutôt bas de gamme. J’attends avec impatience que Picard ne fasse son entrée sur le marché anglais (c’est déjà la cas, très doucement, chez Waitrose).

L’Europe

Même si un référendum organisé en France sur une sortie potentielle de l’Union Européenne aurait sans doute des résultats serrés tout comme Angleterre, l’idée que nous faisons partie de l’Europe est, me semble t-il, beaucoup plus intégrée par les Français que par les Anglais. Même avant le Brexit, j’entendais souvent des Anglais (surtout plus âgés) dire : “Vous en Europe, vous faites les choses de telle manière”, s’excluant du lot. J’ai déjà entendu des Français critiquer l’Europe, mais jamais dire “Eux, en Europe…”. En France, j’ai l’impression que même ceux qui n’aiment pas l’Europe ont conscience d’en faire partie.

Les volets

En Angleterre, peu importe que vous soyez dans une maison victorienne ou un immeuble récent, les bâtiments sont construits sans volets, c’est la règle. Cela fait des années que je dors moins bien qu’en France, car j’ai été habituée depuis mon enfance à une obscurité totale la nuit.

Le climat (mais à peine)

On se moque souvent du climat anglais, mais le Nord de la France, la Bretagne et la Normandie possèdent un climat très similaire, et Paris un climat à peine plus clément que Londres ! Cependant, la totalité du Royaume-Uni possède un climat humide et froid (à différents degrés, il est vrai), tandis qu’en France, on peut bénéficier d’une météo méditerranéenne en allant vers le sud. On y trouve globalement des climats plus variés au sein d’un même pays, ce qui est appréciable.


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14 erreurs que j’ai faites en arrivant en Angleterre

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Vivre en Angleterre

Partir vivre dans un nouveau pays passe immanquablement par le fait de décoder une nouvelle culture, et de commettre quelques faux pas ! Même lorsque le pays en question ne se trouve que de l’autre côté de la Manche, pas si loin de l’endroit où j’ai grandi. J’ai quitté la France pour l’Angleterre (Londres à l’époque) il y a maintenant 6 ans, mais c’est avec plaisir et, je l’espère, humour, que j’ai repensé à toutes les petites erreurs commises dans les premiers mois qui ont suivi mon arrivée sur le sol britannique. Qu’il s’agisse de la culture du pub, des sports populaires, de l’identité culturelle du pays ou des habitudes culinaires et vestimentaires, voici une liste des bourdes qui ont rythmé ma vie chez les Anglais. J’en oublie ? J’aimerais beaucoup savoir si vous vous retrouvez dans cette liste, ou si vous en ajouteriez d’autres. Keep in touch par le biais des commentaires en bas d’article, et bonne lecture !

1. Ne pas savoir comment saluer les gens

Lors de mon arrivée en Angleterre, fraîchement débarquée de France, j’avais encore le réflexe d’essayer de faire la bise à tout le monde pour dire bonjour. Je savais bien qu’elle ne faisait pas partie des moeurs du pays, mais je ne me rendais pas compte à quel point elle pouvait mettre les britanniques mal à l’aise. Très rapidement, je n’ai plus trop sû comment saluer les gens, car les étrangers ont beau se moquer de la bise, elle simplifie quand même pas mal les choses (malgré l’existence, il est vrai, de variantes régionales en France). En Angleterre, on peut saluer en serrant la main même à un dîner entre amis, en donnant un “hug”, en faisant un genre de demie bise (sur une joue, ou parfois deux, mais seulement aux personnes dont on est proche), ou en ne faisant rien du tout, les bras ballants. Une anglaise m’a confié récemment qu’elle ne savait pas comment saluer les gens dans son propre pays, car les codes ne sont pas clairs, même entre britanniques. Awkward!

2. Ne pas payer de tournée au pub

A mes débuts à Londres, lorsque je sortais au pub avec des amis ou des collègues, je payais mes verres “à la française”, c’est à dire seulement le miens. Je n’avais pas compris que les verres se payent par tournée, et que chacun doit en payer une régulièrement. L’importance de la chose m’a été révélée le jour où j’ai entendu dire d’un ami d’ami, avec un froncement de sourcil du groupe, qu’il s’arrangeait toujours pour ne pas payer de tournée. En gros, ne jamais offrir de tournée en Angleterre équivaut à “boire à l’oeil”, et est de mauvais goût. Cela peut revenir cher, mais c’est la coutume : ignorez la à vos risques et périls ! La seule exception : ceux qui ne boivent pas d’alcool peuvent à peu près passer au travers des mailles du filet, puisqu’ils sont perçus comme n’étant pas obligés de payer des bières à tout le monde s’ils ne commandent qu’un Coca (qui vaut en fait le même prix qu’une pinte en Angleterre, à peu de choses près).

3. Oublier que le cricket est un vrai sport

Avant mon arrivée chez les Anglais, je confondais vaguement croquet et cricket, et même si j’avais conscience que le second existait pour de vrai, je ne me rendais absolument pas compte qu’il s’agissait d’un sport suivi par des millions de personnes à travers plusieurs pays (surtout ceux du Commonwealth), avec des ligues, des championnats, des stars, des heures interminables de diffusion à la télévision (un match de cricket peut durer jusqu’à 5 jours, à raison de 8 heures de jeu par jour. Oui, vous avez bien lu), et des discussions enflammées au pub par des fans très investis.

4. Appeler la totalité du pays “l’Angleterre”

Comme tout le monde, j’ai appris à l’école que le Royaume-Uni était composé de 4 nations (Angleterre, Ecosse, Pays de Galles, Irlande du Nord). Mais je n’avais pas compris à quel point elles pouvaient être différentes les unes des autres par leurs accents, leurs identités culturelles, et qu’elles ne sont pas interchangeables au sein d’une discussion. J’employais parfois indifféremment le mot “Angleterre” pour désigner le Royaume-Uni, alors que l’Angleterre ne désigne que cette petite partie sud du pays, qui possède sa propre existence juridique, séparée des 3 autres nations. Beaucoup de britanniques m’ont repris, en m’expliquant gentiment que je ne pouvais pas non plus dire d’une personne qu’elle était “English” si elle était en fait “Welsh” (Galloise), et que ces 4 nations représentaient presque 4 pays indépendants, mais avec un sentiment d’identité global sous-jacent tout de même. Vous remarquerez que j’emploie les deux termes d’Angleterre et de Royaume-Uni dans cet article, mais c’est parce que techniquement, je n’ai jamais vécu qu’en Angleterre au sein du Royaume-Uni. Je ne suis donc pas en faute !

5. Monter dans le bus par la porte du milieu

En Angleterre, la règle est stricte : on monte dans le bus par la porte de devant, celle où se trouve le chauffeur, on descend par la porte du milieu, mais on ne monte jamais par cette dernière ! La seule exception étant les fauteuils roulants et les poussettes, après avoir prévenu le chauffeur. J’ai provoqué quelques petits esclandres en montant par la porte du milieu à mon arrivée en Angleterre, en toute bonne foi, en me demandant pourquoi tout le monde attendait bêtement en faisant la queue… j’ai vite compris.

6. Ne pas comprendre les “dates”

Cela ne s’applique qu’à ceux qui ont eu le plaisir d’être célibataires au Royaume-Uni, ou dans d’autres pays anglophones : réussir à établir sa vie amoureuse en suivant les règles des autochtones peut laisser, au début, légèrement perplexe. Le système des “dates”, plus particulièrement, a été difficile pour moi à comprendre, parce qu’elles sont, au Royaume-Uni, de véritables institutions. On y “date” à tout va, avec pas mal de règles, dont, pêle-mêle : se faire (très) belle pour le rencard, laisser l’homme payer (si il est Anglais cela finit souvent comme ça, mais bien sûr vous pouvez offrir de partager l’addition), accepter le “date” avant même de savoir si la personne vous plaît, et accepter le fait qu’on peut aller en “date” avec quelqu’un sans jamais avoir de nouvelle une fois le rendez-vous terminé, après avoir passé toute une soirée et parfois un ciné en plus à faire la conversation avec quelqu’un. Les “dates” sont un genre de premier entretien d’embauche avant même d’avoir regardé le CV de la personne qui postule. On décide en cours de dîner si la personne aura droit à une deuxième entrevue, et si ce n’est pas le cas, on peut prendre la liberté de disparaître en catimini. La jungle sentimentale !

7. Confondre fries, chips et crisps

Un classique, et c’est encore pire si vous avez vécu dans d’autres pays anglophones qui emploient tous ces mots différemment au sein de la langue anglaise. Au Royaume-Uni, les fries désignent les frites fines “à la française”, les chips les grosses frites épaisses à l’anglaise souvent servies par défaut au pub (mais qui sont différentes des potatoe wedges, attention), et les crisps sont des chips. Par contre, aux Etats-Unis, les chips sont des chips, comme en France, et non des chips à l’anglaise (frites épaisses). Vous êtes perdu ? C’est normal. C’est un terrain miné, alors faites attention où vous mettez les pieds quand vous commandez au restaurant : consultez mon petit lexique du débutant !

8. Vouloir dîner avant la soirée au pub

Erreur typique du Frenchy qui débarque : proposer de retrouver les collègues au pub vers 20h, après avoir dîné. Vous chamboulez les règles du jeu, qui sont très claires : on commence à boire très tôt  directement à la sortie du bureau, le vendredi soir parfois à 17h, et on dîne quand la faim nous dévore les entrailles, en général un peu éméché vers 20h30 ou 21h, dans les scénarios les plus civilisés. Dans les cas de figure plus extrêmes, on dîne au milieu de la nuit dans son kebab de quartier. Un côté positif cependant : commencer avec un apéro prolongé à 17h ou 18h signifie souvent que la soirée ne se termine pas trop tard, ce qui peut aussi être agréable pour profiter, par exemple, de son weekend.

9. Croire que la famille royale n’est pas importante

En bonne républicaine, je pensais réellement que la famille royale n’était ni populaire, ni ne faisait l’unanimité, et que les britanniques devaient globalement souhaiter passer d’une monarchie à une république. Bien entendu, la famille royale a connu quelques déboires à l’époque de Lady Di, ou face à d’autres décisions impopulaires et trop conservatrices pour son époque (qui d’autre a regardé “The Crown” ?), mais je n’ai rencontré, à ce jour, que deux Anglais dans mon cercle direct qui m’ont dit ouvertement qu’ils étaient républicains et qu’ils pensaient que la monarchie était un symbole désuet et injuste. Beaucoup de personnes, pas forcément zélées, m’ont dit que le principe d’une monarchie ne les dérangeait pas, et qu’ils préféraient que la famille royale continue à exister. Même chez les jeunes. Je ne dirais pas que cela me dérange énormément, j’ai appris à écouter les Anglais qui m’expliquent que pour eux, c’est aussi un gage de stabilité politique (bien que la famille royale n’ait aucun rôle ni pouvoir politique officiel), mais j’ai été réellement surprise de ne pas trouver plus de résistance à la monarchie. Je me dis cependant que les écossais, les irlandais ou les gallois sont peut-être moins attachés à la famille royale, mais que comme j’en côtoie moins, je ne me rends pas compte ? La question est ouverte, pour ceux qui souhaitent enrichir le débat.

10. Penser que je savais ce que cela voulait dire de s’habiller chic

Avant d’arriver au Royaume-Uni, je pensais que les françaises savaient se faire chic pour les soirées, mariages et autres évènements importants. C’était avant de me rendre aux Christmas Parties de mon entreprise, à des mariages ou à toute autre soirée officielle au Royaume-Uni. Qu’il s’agisse des faux cils, faux ongles, robes flamboyantes (et parfois extrêmement courtes), talons vertigineux, mises en pli et peaux bronzées en plein mois de décembre, ou bien des chapeaux impressionnants portés par ces dames plus âgées lors d’un mariage (on ne se peut d’être chic sans chapeau en Angleterre), les Anglaises prennent leur look de soirées très au sérieux. Cela implique, pour les plus jeunes, des heures de préparation (une collègue m’a dit se préparer pendant 3 heures pour la fête de Noël annuelle de mon entreprise de l’époque), et pour les femmes plus âgées, un couvre-chef. Toutes les Anglaises ne sont pas aussi coquettes, mais dans l’ensemble, elles mettent les petits plats dans les grands lorsqu’il s’agit de s’habiller pour sortir.

11. Penser que Londres, c’est l’Angleterre

Je plaide coupable ! Maintenant que je vis en dehors de Londres, je me rends bien compte de la différence. Londres est la ville la plus peuplée d’Europe, ce qui implique forcément qu’elle soit plus diverse, culturelle, ouverte ou avant-gardiste que les autres grandes et moyennes villes du pays. A Londres, on a l’habitude de côtoyer des gens venus du monde entier, les entreprises sont remplis d’employés venus des 5 continents, chacuns avec leur accent différent. Ce qui est moins, voire beaucoup moins, marqué dans des villes plus petites et moins internationales (à l’exception bien sûr de certaines autres villes telles qu’Oxford, Cambridge ou Edimbourg, par exemple). Il y a aussi les traits londoniens auxquels on s’habitue lorsqu’on y vit, et qui ne nous manquent pas lorsqu’on quitte Londres pour une ville de province : des loyers moins chers, une vie moins stressante comprenant moins voire pas de transports en commun, et parfois même la possibilité de marcher presque partout, même pour aller au travail.

12. Envoyer des emails très formels

Lorsque j’ai commencé à travailler en Angleterre, j’écrivais mes emails “à la française”, c’est à dire en respectant le protocole formel de salutation en utilisant les “Bonjour Mme Dupont” et “Bonjour M. Durand”. Mis à part quelques exceptions dans des situations très formelles ou officielles, tout le monde s’appelle par son prénom dans les emails, même s’il s’agit par exemple d’un client que vous n’avez jamais rencontré, ou du premier contact avec votre agent immobilier. Les formules de fin de lettre ou d’email sont aussi moins pompeuses : pas de “Je vous pris d’agréer bla bla bla…”, mais plutôt “Kind regards” ou l’une de ses variations en un seul mot.

13. Penser qu’un pub est un pub

Dis moi quelle est ta personnalité, et je te dirais dans quel type de pub tu dois te rendre. Attention, un pub n’est jamais juste un pub au Royaume-Uni, choisissez bien le type qui vous correspond ! Les gastro pubs par exemple, sont de plus en plus courants : ils sont souvent plus raffinés, avec un chef qui propose un menu étudié avec soin, cuisiné à partir de produits frais et de saison, parfois même bio, avec une déco et une ambiance assez chic. C’est le type de pub où vous emmenez vos parents lorsqu’ils vous rendent visite. Il y a les sports pubs, du type Wetherspoons (une chaîne), qui sont très peu chers, et réunissent les Anglais fans de foot et de bière bon marché, avec des matchs diffusés en fond sonore. Il y a aussi les pubs de quartier, à l’ambiance familiale, qui se trouvent un peu entre les deux types de pubs cités juste avant, et bien sûr le pub traditionnel, très vieux et possédant des tables en bois massif, d’immenses miroirs dorés au dessus du bar et des dorures un peu partout, avec des reproductions de peintures du 18ème ou 19ème siècle, souvent d’un amiral ayant vaincu les troupes françaises dans une bataille à un moment ou à un autre. Le choix des boissons est aussi un critère important : certains pubs sont connus pour leur vaste choix de bières artisanales, d’autres pour posséder également une belle carte des vins ou de cocktails.

14. Ne pas savoir quitter le pub au bon moment

Cela s’applique surtout aux soirées entre collègues, très courantes au Royaume-Uni : il y a toujours un moment, en général à partir de 22h ou 23h, où les quelques (trop) bons vivants du groupe dépassent le seuil d’alcoolémie qui les fait passer du côté obscur, ce qui entraîne un changement soudain de l’ambiance de la soirée. Entre ceux qui s’endorment simplement la tête sur la table, ceux qui deviennent bruyants et un peu lourds, et ceux qui tentent leur chance avec tout ce qui bouge, j’aime en général partir juste après la troisième tournée pour éviter des situations un peu gênantes avec des collègues qu’on devra saluer dans la cuisine le lundi matin !


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Vivre au Royaume-Uni : le vocabulaire indispensable

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Apprendre l'Anglais

J’ai réuni dans cet article plus de 200 mots, expressions ou composants de la culture populaire britannique qui m’auraient aidés à être plus préparée si j’avais été au courant de leur existence à mon arrivée au Royaume-Uni il y a quelques années. Qu’il s’agisse du vocabulaire administratif, des mots liés au système de santé, à la recherche de logement ou au monde du travail, ou encore des séries télévisées populaires, toutes ces expressions vous aideront à vous intégrer dans votre nouveau pays et à comprendre de quoi les gens parlent autour de vous. J’ai voulu ce lexique pratique, pas les habituels idiomes du type “It’s raining cats and dogs”, qui sont certes charmants, mais ne vous aideront pas à signer un bail en arrivant en Angleterre ! En somme, je vous propose ici d’apprendre l’Anglais pratique, qui vous aidera dans la vie de tous les jours une fois sur place. Surtout, si vous pensez qu’il manque certains mots, dites-le moi en commentaire de cet article, et je les ajouterai au lexique, avec grand plaisir.

Cliquez sur les catégories ci-dessous pour être renvoyé directement au vocabulaire correspondant :


Vivre et travailler en Angleterre : 200 mots pratiques à connaître avant le départ

 

Logement

Logement en Angleterre

Pour tous les détails importants sur la location de logement en Angleterre : lire cet article.

Rental : location

Location : emplacement

Renting : louer

Flatshare : colocation

Shared flat : appartement partagé, autre mot pour “colocation”

Flatmate : colocataire

Bigger than average sized bedroom : 14 m2 ou plus (important à savoir car les Anglais ne mentionnent jamais les mètres carrés des logements, c’est très français).

Normal / Good sized bedroom : 10-12 m2

Small double bedroom : moins 10 m2

Rental agreement : bail

Landlord : propriétaire (“Landlady” si votre propriétaire est une femme)

Tenant : locataire

Letting agency / real estate agency : agence immobilière

Credit check : vérifications bancaires effectuées par l’agence immobilière ou le propriétaire

Agency fees : frais d’agence

Letting agent : agent immobilier

Tenancy liability : assurance locataire (pour assurer les biens du propriétaire, à payer par le locataire)

Deposit : caution

Guarantor : garant

Furnished : meublé

Unfurnished : non meublé

Part-furnished : partiellement meublé

Zoopla.co.uk : site internet où trouver un logement de location (colocation ou individuel)

Rightmove.co.uk : site similaire à Zoopla

Man with a van : service très pratique que l’on trouve partout en ligne où vous pouvez louer un van et son conducteur pour vous aider à déménager, entre 30£ et 40£ de l’heure en moyenne.

Single glazing / double glazing : simple vitrage / double vitrage

Wooden floor : parquet

Laminated : faux parquet (laminé)

Carpet : moquette

Boiler : chaudière

Kettle : bouilloire

Stove : plaques éléctriques

 

Vie professionnelle et administrative (dont banque et transports)

Travailler en Angleterre

Pour tous les détails importants sur travailler en Angleterre : lire cet article.

National insurance number : numéro de sécurité sociale

Job Center Plus : pôle emploi

HR (Human Resources) : RH (ressources humaines)

Head of HR / HR Director : directeur des ressources humaines

HR assistant : Assistant en ressources humaines (votre point de contact)

Sickness leave : congé maladie

Pregnancy leave : congé maternité

Induction : session de présentation de votre entreprise par le service des ressources humaines, au début de votre contrat de travail

Probation : période d’essai

Passing your probation : passer votre période d’essai

Notice : préavis

Handing in your notice : donner votre démission

Holiday entitlement : congés payés, ou nombre de congés payés par an

Annual leave : autre mot pour congés payés

Sickness days : nombre de jours maladie autorisés par an

Minimum wage : le SMIC, salaire minimum

Salary expectations : demande salariale, ce que vous souhaitez demander comme salaire, souvent avant ou après un entretien d’embauche

Interview : entretien d’embauche

Benefits : allocations sociales, ou… voir ligne du dessous :

Benefits : avantages salariaux (13ème mois, une partie de votre carte de transport payée par l’entreprise, jours de vacances supplémentaires, massages gratuits : tout avantage proposé par une entreprise à ses employés)

Cycle to work scheme : l’employeur paye une partie d’un nouveau vélo utilisé par l’employé pour se rendre au travail (courant à Londres où les transports en commun sont très chers et pris d’assaut).

P45 : formulaire remis à l’employé lorsque vous quittez une entreprise (démission ou licenciement), qui indique la rémunération, les impôts et taxes payés durant l’année fiscale écoulée

P46 : formulaire adressé au Tax Office par votre l’employeur, qui vous permettra d’obtenir un numéro fiscal / Tax Code

P60 : formulaire remis à l’employé en fin d’année fiscale (avril), qui récapitule les impôts et taxes payés

Oyster card : pass Navigo, carte de transport électronique à Londres

Monthly travel card : abonnement de transport mensuel

Weekly travel card : abonnement de transport hebdomadaire

Pay as you go : prépayé (par exemple : mettre une somme d’argent sur sa carte de transport, qui est dépensée au fur et à mesure)

Bank statement : relevé bancaire

Bank transfer : virement bancaire

Overdraft : découvert

Current account : compte courant

Credit card : carte de crédit

Debit card : carte bancaire / de débit, liée à votre compte courant

Sole trader : travailleur indépendant, freelancer

Taxes : impôts

Tax return : déclaration de revenue (seuls les travailleurs indépendants font leur déclaration de revenus en Angleterre. Pour les salariés, les impôts sont pris à la source. Plus de détails dans cet article).

HMRC (Her Majesty’s Revenue and Customs) : l’administration fiscale et douanière, l’organisme qui gère les impôts au Royaume-Uni

 

Santé et médicaments

Santé Angleterre

Pour tous les détails importants sur comment se soigner en Angleterre : lire cet article.

NHS (National Health Service) : nom du système de santé public et gratuit au Royaume-Uni

NHS or healthcare number : numéro de sécurité sociale NHS

A cold : un rhume

Blocked nose : nez bouché

Cough : toux

Cough sirup : sirop contre la toux

Painkillers : anti-douleurs (doliprane, ibuprofen etc)

Paracetamol: doliprane

Throat infection : angine

Ear infection : otite

Pneumonia : pneumonie

Urinary infection : infection urinaire, cystite

Flu : grippe

Fever : fièvre

A & E (Accident & Emergency) : les urgences

Contact lenses : lentilles de contact

Prescription : ordonnance

Doctor’s note : certificat medical

Period : règles

To take the pill : prendre la pilule

Condom : préservatif

Morning after pill : la pilule du lendemain

 

Nourriture et spécialités locales

Vivre en Angleterre

Beans on toast : les fameux haricots Heinz (haricots blancs en conserve dans une sauce tomate) sur des toast

Cheese on toast : du fromage fondu grillé au four sur des toast

Jacket potatoes : pomme de terre au four, puis garnie par, au choix, du fromage fondu, du thon, du jambon, du chili, ou autre. Soyez créatifs !

Bangers & mash : saucisses et purée, avec du gravy pour recouvrir le tout (un classique dans tous les pubs du pays)

Sausage roll : sorte de chausson fourré à la saucisse

Cornish pasty : chausson à la viande en forme de demie lune, originaire de Cornouailles

Scotch egg : boule panée fourrée à la farce et comprenant un oeuf dur en son centre, originaire d’Ecosse

Black pudding : boudin

Mince pie: tartelette de Noël sucrée fourrée aux fruits secs et aux épices

Christmas pudding : gâteau de Noël constituée d’une pâte de fruits secs et d’épices

Worcester sauce : se mange sur les Cheese on toast, sur la viande et sur les steak tartares en France

Sunday roast : repas du dimanche consistant en une viande rôtie (poulet, boeuf, porc ou agneau, au choix) avec légumes, Yorkshire pudding et gravy. Se déguste au pub ou à la maison.

Yorkshire pudding : accompagne le repas du dimanche, un petit soufflé avec un trou au milieu que l’on remplit de gravy

Gravy : fameuse sauce au bouillon de boeuf, assez épaisse

Chips : sortes de wedges, frites épaisses anglaises (mot utilisé seulement par les britanniques pour décrire des frites)

Crisps : chips

Fries : frites fines, à la française

French fries : frites fine, à la française

Sweet potatoe fries : frites de patate douce

Scrambled eggs : oeufs brouillés

Fried egg : oeuf au plat

Poached egg : oeuf poché

Hard boiled egg : oeuf dur

Soft boiled egg : oeuf à la coque

Hash brown : rustie

Mashed potatoes : purée faite “à la main” (plutôt épaisse et avec des bouts de pommes de terres)

Brown sauce or HP sauce : sauce de type Ketchup qui se mange avec le “Full english breakfast” (HP est une marque de Brown sauce)

Full English breakfast : petit déjeuner anglais traditionnel comprenant les fameux beans, du bacon, des saucisses, des toasts grillés tartinés de beurre, des tomates grillées et des champignons frits à la poêle

Pigs in blankets : saucisses enroulées dans un morceau de bacon

Horseradish sauce : sorte de pâte / sauce  au raifort, assez piquante (comme de la moutarde) que les britanniques mangent avec de l’agneau et leur Sunday Roast

Haggis : panse de brebis farcie, spécialité écossaise

Spicy : épicé. Attention, quand les Anglais disent que quelque chose est épicé, à commander avec précaution. C’est souvent très fort !

Mild : non épicé (mais en Angleterre, “mild” peut en fait être légèrement épicé)

Pint : pinte de bière

Half pint : demie pinte de bière

Jagerbombs : cocktail bu par les étudiants (ou parfois les collègues) en Angleterre dans les pubs et les bars, qui consiste en un shot de Jägermeister (liqueur allemande à base de plantes médicinales, 35°) que l’on immerge dans un verre de Red Bull. Dégoûtant et très populaire. Idéal si vous voulez être certain de ne pas vous rappeler de la soirée et avoir la gueule de bois de votre vie.

Vegan : végétalien

Vegetarian : végétarien

Gluten free : sans gluten

Take away food : nourriture à emporter

 

Vie sociale et amoureuse

Pubs Londres

Pub crawl : tournée de plusieurs pubs en une seule soirée

A meet up : une rencontre, un rassemblement (souvent autour d’un hobby commun)

A night out : une sortie entre amis dans des bars ou en boite de nuit

A house party : une soirée chez quelqu’un

A house warming party : une pendaison de crémaillère

A date / to go on a date : avoir un rendez-vous / rencart

To hook up : avoir “branché” quelqu’un, être sorti avec quelqu’un, sans relation sérieuse

Hitting on somebody : draguer quelqu’un

Friend with benefits : sex friends

Hen do : enterrement de vie de jeune fille

Stag do : enterrement de vie de garçon

Hangover : gueule de bois

To have a hangover : avoir la gueule de bois

 

Insultes et jurons

Apprendre l'Anglais

A twat : un con

Fuck : putain

Fuck you : va te faire foutre

Bastard : bâtard

A moron : un crétin, un abruti

Idiot : idiot

Dickhead : tête de gland

For God’s sake : au nom de dieu

Damn : satané (a damn cold : un satané rhume)

Dammit ! : bordel !

Bloody hell ! : merde !

Bollocks : foutaises, conneries

Wanker : branleur

Shit : merde

Cunt : le “C word”, faites attention, la connotation est très forte, les Anglais l’utilisent peu, c’est le pire mot de la langue Anglaise (d’après de nombreuses sources). A ne pas utiliser à la légère.

The F word : fait référence à “Fuck”, les Anglais l’utilisent s’ils ne veulent pas dire “Fuck” directement. “He said the F word” = “Il a dit Fuck”, shocking.

The C word : fait référence à “Cunt”, même explication qu’au dessus.

 

Boutiques et shopping

Vivre en Angleterre

Loyalty card : carte de fidélité

Receipt : ticket de caisse

Trolley : chariot

Return policy : politique de retour d’un article

Sainsbury’s : équivalent de Carrefour

Tesco : autre équivalent de Carrefour

Waitrose : supermarché haut de gamme

Iceland : chaîne de surgelés, mais beaucoup moins bon que Picard, bas prix

Ocado : supermarché haut de gamme en ligne avec livraison à domicile (en ligne uniquement, livre les produits Waitrose)

Marks and Spencer : grand magasin et alimentation relativement haut de gamme

Selfridges : grand magasin, branché et haut de gamme

John Lewis : grand magasin, traditionnel et haut de gamme

House of Frazer : grand magasin, traditionnel et haut de gamme

Boots : plus grande chaîne de pharmacie, parapharmacie et produits cosmétique d’Angleterre, c’est là que vous achetez vos médicaments et allez chercher vos ordonnances

Holland & Barrett : produit bios et naturels

Argos : ameublement, électroménager et bricolage. Magasin en ligne et ayant pignon sur rue, idéal pour meubler votre logement à bas prix

Homebase : magasin similaire à Argos, un peu plus cher

Corner shop : épicerie de quartier

News Agent : maison de la presse (parfois également épicerie de quartier)

Post Office : Poste

Ryman’s : chaîne de fournitures de bureaux, papeterie, enveloppes, arts plastiques

 

Divers et utile

Apprendre l'Anglais

RSPCA : SPA

Kitten : chaton

Puppy : chiot

Pet : animal domestique (chat, chien, lapin, hamster, perroquet…)

Secret Santa : père Noël secret, organisé par les entreprises. On tire au sort le nom d’un collègue, à qui l’ont doit offrir un cadeau d’une valeur de 5£ environ. Le jeu est secret car vous gardez pour vous le nom de la personne à qui vous devez offrir un cadeau, et vous en recevrez un sans savoir de qui également (mais c’est souvent un secret de Polichinelle).

Christmas jumper : pull le plus ridicule possible sur le thème de Noël, à porter au bureau pendant les fêtes

Movember : les hommes au Royaume Uni se laissent pousser la moustache durant tout le mois de novembre en soutien contre le cancer de la prostate. Donne lieu à des looks légendaires (dans le pire sens du terme)

MacMillan bake sale : vente de gâteau faits-maison organisées (souvent par les employés de votre entreprise) dont le profit est reversé à l’association de recherche contre le cancer “MacMillan”

Charity : association à but non lucratif

Duke of Cambridge : Prince William

Duchess of Cambridge : Kate Middleton

Department store : grand magazin

Second hand : d’occasion

Library : bibliothèque

Book store : librairie

Mobile phone : téléphone mobile

SIM card : carte SIM

Mobile phone contract : abonnement de téléphonie mobile

Wireless : sans fil

A chav : un plouc

Plug : prise électrique ou bouchon d’évier

Adaptor : adaptateur

Slippers : chaussons

Gumtree.com : l’équivalent du Bon Coin en France, on y trouve de tout à vendre ou à louer (également des logements, mais non vérifiés)

TV licence : redevance télé, 145£ à payer une fois par an.

The only way is Essex : série de télé réalité montrant la vie d’un groupe d’amis vivant dans l’Essex (à 45 minutes au Nord-Est de Londres), la région de l’auto-bronzant et des faux-ongles.

Made in Chelsea : série de télé réalité montrant la vie d’un groupe d’amis venant des familles les plus aisées d’Angleterre, et vivant dans les quartiers de Chelsea et Kensington à Londres.

Gogglebox : programme télévisé montrant la réaction d’Anglais venus de tout le pays au programme diffusé à la télé anglaise la semaine passée. Très divertissant !

Strictly Come Dancing : émission de télévision où des célébrités sont en compétition pour remporter le prix de meilleur danseur amateur.

Question time : émission de politique

Hollyoaks : soap opera anglais

Eastenders : soap opera anglais

Coronation Street : soap opera anglais


Un projet de vie expat ou un changement de vie professionelle en vue ? Je suis disponible pour vous aider dans votre projet de vie à l’étranger, quel qu’il soit, et propose des séances d’aide et de discussion par Skype. Je propose également des cours d’apprentissage de l’Anglais de tous les jours, ou relatif à votre domaine professionnel. Pour en savoir plus, rendez-vous sur ma page de contact !

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Angleterre Vivre à l'étranger

Oxford & Cambridge : petit guide pour visiter les universités anglaises

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Je vis en Angleterre depuis presque 7 ans, et deux de mes destinations préférées pour un weekend restent les villes d’Oxford et de Cambridge. On y trouve tout ce qu’un city break peut avoir à offrir : beaucoup d’histoire, des bâtiments splendides, des musées gratuits, des librairies, des coffee shops par centaine, des vélos, une rivière où faire de la barque, des pubs historiques, et même la belle campagne anglaise à portée de main. Chacun possède son passe-temps préféré à Cambridge et à Oxford, et le mien reste de visiter les superbes campus qui composent ces universités historiques ouvertes au public. J’ai développé cet intérêt pour les campus lorsque je vivais aux Etats-Unis, à deux pas d’Harvard, et que j’ai ensuite entrepris de visiter le plus de campus américains possibles, notamment ceux de la Ivy League, fascinée par leur beauté. Je vous laisse donc découvrir ces quelques informations utiles et parfois drôles, découvertes au gré de mes visites à Oxbridge (j’explique ce terme plus bas !).

Pour les curieux, j’ai illustré cet article de mes photos Instagram, où je poste régulièrement des photos des deux villes et de leurs beaux campus, à chacun de mes passages. J’ai également écris plusieurs récits de voyage sur les campus anglais et américains, dont ceux intitulés “Oxbridge” et “Ivy League”, que vous trouverez à cette adresse.

Cet article est composé de 3 parties. Cliquez sur les liens ci-dessous pour accéder à chacune d’entre elles :

Avant la visite, le lexique utile

Visiter les Colleges

Dormir dans les Colleges


Avant la visite, le lexique utile

Oxford et Cambridge en Angleterre

Les campus des différents College qui composent les universités d’Oxford et de Cambridge.

Oxbridge

Mélangez “Oxford” et “Cambridge”, et vous obtenez “Oxbridge”, la manière dont les Anglais appellent ces deux universités qui, même si à une centaine de kilomètres l’une de l’autre, ne représentent qu’un seul et même univers. Les étudiants pensent bien évidémment que celle où ils ont étudié est la meilleure, mais vu de l’extérieur, elles sont relativement interchangeables en terme de prestige, de beauté et de réputation. Ne dites pas à un étudiant d’Oxbridge que j’ai dit ça, je risquerais d’avoir quelques problèmes… mais c’est la vérité ! Il existe quelques différences, comme le fait qu’Oxford est une plus grande ville, et que Cambridge ressemble davantage à un village. Mais ces deux universités possèdent toutes leurs chapelles, leurs campus historiques, leurs ponts par dessus la rivière, leurs barques et leurs millions de vélos qui rendent le simple fait de traverser la rue plus dangereux que de conduire sur la Place de l’Étoile à l’heure de pointe. Les deux universités sont en compétition depuis des siècles, certes, mais elles sont globalement en compétition entre elles-même, un peu coupées du reste des grandes (et moins grandes) universités anglaises.

Colleges 

En Angleterre, chaque université est composée de plusieurs “Colleges”, qu’en français nous appelerions des “maisons”. Chaque College possède son blason, ses couleurs, son identité et ses bâtiments où les étudiants dorment, mangent et se retrouvent dans les salles communes. Les étudiants des universités d’Oxford et de Cambridge sont organisés par College et non par discipline. C’est à dire qu’un College est composé d’étudiants en médecine, en droit, en histoire, en littérature, en physique ou  en mathématique, tous au sein du même établissement. On appartient donc à un College précis avant d’être définit par sa filière d’étude, ce que j’aime beaucoup. Cela signifie que les étudiants tissent des amitiés fortes avec des personnes étudiants des choses complètement différentes. Un peu cliché mais, si vous êtes complètement novice en la matière et avez du mal à comprendre comment cela peut fonctionner, le meilleur moyen de comprendre est de penser à Harry Potter, où l’université d’Hogwarts (Poudlards) est constituée de différents Colleges, dont chacun possède une personnalité bien à lui : Griffindor (Gryffondor), Slytherin (Serpentard), Hufflepuff (Poufsouffle) et Ravenclaw (Serdaigle). Les Anglais ayant étudié à Oxbridge se demandent donc entre eux dans quel “College”, comprenez dans quelle “maison”. Les Colleges les plus grands et les plus connus de Cambridge sont St John’s College, King’s College et Trinity College, tandis qu’à Oxford il s’agit de Christ Church (où certaines scènes d’Harry Potter ont été tournées). Ces derniers se visitent comme des musées (à la différence qu’en Angleterre les musées sont gratuits, contrairement à ces Colleges prestigieux), et ont développé une activité touristique, avec visites guidées et prospectus remis à l’entrée. Cependant, sachez que les universités d’Oxford et de Cambridge sont composées de dizaines de Colleges chacun, tous historiques et superbes. Les petits Colleges sont d’ailleurs bien plus charmants à visiter car beaucoup moins touristiques, et souvent gratuits (j’aborde ce point plus bas dans l’article).

Punting 

Impossible de vous rendre à Cambridge ou à Oxford sans essayer le “punting”, qui consiste à naviguer une barque sur le canal avec une perche en bois, un peu comme une gondole vénitienne. Conseil utile : si vous êtes débutant, choisissez plutôt une perche en métal, elles sont moins lourdes, et donc plus faciles à manipuler. Vous pouvez choisir de naviguer votre propre barque, ou bien louer les services d’un “punter”, qui effectue une visite guidée en même temps que de vous promener sur la rivière. J’ai goûté aux joies du punting il y a deux ans à Cambridge, lorsque mon petit-ami anglais m’y a emmenée pour l’une de nos premières “date”, juste après notre rencontre. Rencard oblige, j’étais sur mon 31 avec mes petits souliers vernis, ma jupe et mon manteau chic. A peine débarquée du train, je me suis retrouvée à “punter” dans cette tenue sous le regard perplexe des punters professionnels, lorsque ma barque s’est retrouvée coincée en travers du canal, provoquant un embouteillage. Tout ça parce que mon petit-ami a insisté pour que je prenne part à cette expérience “traditionnelle”, malgré mes multiples refus de naviguer la barque moi-même, pour cause de tenue non adaptée et de trouille bleue (me tenir perchée sur la barque avec une perche trop lourde et des semelles glissantes s’est avéré être relativement inconfortable). Par volonté de transparence, vous trouverez donc ci-dessous deux photos de moi ce jour-là : la photo “officielle”, et une autre, prise quelques secondes après, qui traduit davantage mon humeur du moment. Ceci étant dit, la balade vaut vraiment le détour. Glisser sur les canaux en passant sous les ponts et devant les plus beaux Colleges est une expérience à ne pas manquer… Surtout si on se laisse guider ! Morale de l’histoire tout de même : si vous comptez punter, mettez une paire de basket (et si vous vous posiez la question, je suis toujours avec mon petit ami !)

Punting away in #Cambridge I was that good I heard people clapping. Just sayin’

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Visiter Cambridge et Oxford UK


 

Visiter les Colleges

Si vous vous rendez dans l’une des deux villes depuis Londres, sachez qu’il existe des trains directs et rapides (1h environ), ce qui rend l’aller-retour faisable dans la journée. Ceci dit, vous pouvez aussi dormir dans les Colleges, comme je l’explique plus bas dans l’article. C’est un endroit idéal à visiter surtout pour les amoureux d’histoire et de vieux endroits, les plus vieux Colleges de Cambridge et d’Oxford datant du 13ème siècle. Vous trouverez ci-dessous la liste des plus connus, payants et ouverts presque toute l’année, hormis pendant les vacances de Noël. Ces Colleges jouissant d’une réputation internationale, ils sont organisés un peu comme des musées, possèdent des guides disponibles (parfois sur demande uniquement cela dit), et sont payants.

St John’s College, Cambridge

Fondé en 1511. Tarif 10£ – 12 à 17 ans : 5£ – moins de 12 ans : gratuit – visite guidée : 5£ par personne (lien)

King’s College, Cambridge

Fondé en 1441. Tarif 9£ – moins de 18 ans : 6£ – visites guidées disponible pour les groupes, tarif sur demande (lien)

Trinity College, Cambridge

Fondé en 1546. Tarif 3 £ – 12 à 17 ans : 2£ – moins de 12 ans : gratuit – visite guidée : gratuites (lien)

Christ Church, Oxford

Fondé en 1546. Entre 7£ et 9£ en fonction de la saison – gratuit pour les moins de 5 ans – visites guidées disponible pour les groupes, tarif sur demande (lien)

Comme précisé plus haut, Oxford et Cambridge comptent bien plus de Colleges que les 4 mentionnés ci-dessus, qui sont simplement les plus connus. Pour être plus exacte, l’université d’Oxford en compte 38, tandis que celle de Cambridge en compte 31. Ce site propose une liste complète de chaque College des universités d’Oxford et de Cambridge, avec un lien vers chaque site internet. Vous pouvez y consulter les horaires d’ouverture, souvent plus restreints, pour chacun d’entre eux. Vous verrez que les tarifs sont bien plus bas (parfois même gratuits) que pour les Colleges “stars”. Mais le vrai secret d’initié, c’est qu’il est finalement possible de jeter un oeil à chaque College, même les plus petits (qui sont souvent les plus charmants). Poussez la porte, demandez à l’intérieur de la loge du portier, très poliment (c’est important, vous êtes à Oxbridge ET en Angleterre !), si vous pouvez rapidement jeter un oeil à la cour intérieure. Je n’ai jamais essuyé de refus, il vous sera sans doute demandé de ne pas rentrer à l’intérieur des bâtiments réservés aux étudiants, mais vous pourrez accéder aux zones extérieures, ainsi qu’à la chapelle de chaque campus, toutes plus jolies les unes que les autres. Quelques unes de mes photos ci-dessous, pour vous montrer à quoi ressemblent certains des campus d’Oxford et de Cambridge.

Magdalena College, Cambridge

La rivière et les fleurs à l’arrière de St John’s College, Cambridge

Spring flowers #Cambridge #uk

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King’s College dans le brouillard, Cambridge

Imagine going to #uni there. Beautiful #kingscollege in #cambridge hiding in the morning #fog

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Selwyn College, Cambridge

Des barques à l’arrière de King’s College, Cambridge

Evening light and empty boats on the river #Cambridge #uk

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Un étang derrière Darwin College, Cambridge

Quite evening by a pond #Cambridge #uk

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Dormir dans les Colleges

Il s’agit de quelque chose de peu connu, mais beaucoup des Colleges des universités d’Oxford et de Cambridge proposent des chambres pour les touristes. Elles coûtent entre 45£ et 110£ la nuit en fonction du standing et de la saison. Elles ne sont pas aussi luxueuses que certaines chambres d’hôtels mais toujours très propres, confortables, et en plein coeur du centre historique… et quelle expérience que de dormir dans ces lieux ! Certains Colleges ne proposent qu’une seule chambre à la location, d’autres louent les chambres des étudiants pendant les vacances universitaires, et certains se sont offerts le statut de Bed&Breakfast, avec des dizaines de chambres à la location, un vrai service d’hôtel et un petit déjeuner servi sur place. Les photos ci-dessous illsutrent certains de mes séjours dans des Colleges. Le refectoire où est servi le petit-déjeuner de Westminster College à Cambridge était grandiose ! Pour moi, un vrai bon plan que je suis ravie d’avoir découvert. Vous pouvez consulter la liste des chambres à la location dans les Colleges dans tout le Royaume-Uni (Oxford et Cambridge ne sont pas les seuls à proposer ce type de service) sur ce site.

La vue depuis une chambre au Hertford College, Oxford

Waking up at Hertford College #automncolors #oxford #uk

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Le Westminster College fait aussi Bed&Breakfast, Cambridge

Just checked in at lovely college B&B for a #cambridge #weekend #uk #omgb #lovegreatbritain 🚲❄️️😇

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Breakfast au Westminster College


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